Dans une petite ville, un vieux manoir hanté où cohabitent des souris pas comme les autres et des orphelins curieux et espiègles.


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Miam, crème fraiche ! [Pv Ari-An]

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1 Miam, crème fraiche ! [Pv Ari-An] le Dim 10 Fév - 15:04

Pluie

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Minuit, l'heure du crime. Mon heure.
Je m’étire, dresse l'oreille. Aucun bruit suspect de l'autre côté du mur, parfait !
Sur la pointe des mes patounes, je me faufile hors de mon Nid, traverse la salle d'Art, déserte, glisse sous la porte et fonce vers le réfectoire. Ces maudits humains ont beau être dangereux et bruyants, ils ont quand même l’avantage d'apporter avec eux beaucoup de nourriture, dont ma préférée : La crème fraiche, qui est l'objectif de l'opération de ce soir.

Dans le couloir, je m’arrête, me dresse sur mes pattes arrières, écoute encore. Dans la famille, nous avons pour consigne de nous faire oublier : Pas questions de laisser les humains s'apercevoir de notre présence, au moindre doute il faut déguerpir ! Mais là encore, rien d'alarmant.
Confiante, je trottine jusqu'à arrière cuisine, y pénètre sans trop de soucis, avantagée par ma souplesse. Ca y est, me voilà dans la grotte aux trésors ! Ca sent la nourriture partout, il y en a pour tous les gouts ! La gourmande que je suis est tentée de croquer partout et de s'en mettre plein la bouche, mais se ressaisi et se rappelle son objectif. Mon pêché mignon est enfermé dans le coffre fort qu'ils appellent "frigo". Impossible à ouvrir pour une souris tant la porte en est lourde, il va falloir ruser. Pour ma part j'ai prévu deux plans, le premier consistant à attacher une ficelle autour de la poignée, qui je relierai probablement à quelque chose un gros chou bien rond qu'il sera facile de faire rouler. Ce genre de stratagème a, parait-il, marché pour un de mes camarade qui souhaitait ouvrir le four. Mais peut-être que ce beau parleur à tout simplement menti ?
Trêve de réflexion : Penser c'est bien, mais agir c'est mieux !

Grace à mes précédentes missions de repérage, je sais où les bipèdes rangent la ficelle. Après m'être hissée dans le placard approprié en prenant appuie sur la cafetière, je commence à en ronger quelques bouts de différentes longueurs, qui devront me servir à mettre mon plan à exécution.
Tout un coup un bruit qui n'a rien à faire là me fait dresser les oreilles. Attentive, je ne peine pas à identifier le type de bruit : Des pas. Des pas trop lourds pour être ceux d'une souris, ou même d'un chien, encore moins d'un chat. Pas de doutes ! Ce sont des pas d'humain. Vite je m'empare des bouts rongés, replace à la va-vite la ficelle où elle devait se trouver et me cache derrière les bocaux de confiture. Le coeur battant, j'attends que le danger s'éloigne pour reprendre ma mission.

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Ari-An

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Le pot de crème, ou l'enfant et la souris




Pour l'instant, l'Orphelinat ne m'a pas vraiment déçue. J'adore ma chambre, et le fait que ce soit grand. J'ai un peu peur des petits espaces depuis leur mort. Ce soir, je voudrai pouvoir observer la lune. De ma fenêtre, je n'en vois qu'une partie, et je finis par me faire mal aux pieds. Enfilant mes chaussons, je sortis de ma chambre et m'aventura dans les couloirs. Au deuxième étage se trouve tout les dortoirs et les douches. Autrement dit, rien d'intéressant. Je commence alors à me diriger ailleurs, vers les niveaux inférieur. Au premier ce trouve les salles de classes et la cuisine. Enfin, si je me souviens bien. Car le manoir m'a l'air effrayant la nuit. Je me sens un peu perdue, et j'ai oublier de prendre la petite carte qu'on m'a donner à mon arriver. Déjà, je ne retrouve plus les escaliers... Un petit bruit me parvint alors. Très tenu, pourtant, bien existant.

J'ouvre une porte. Il y a des restes d'odeurs de patates dans une marmite, ainsi qu'un grand frigo. Et beaucoup de placards. Rassurée d'avoir un repaire, je devine que je suis dans la cuisine, du côté où on prépare la nourriture. J'ai soudainement l'eau à la bouche... Je me faufile entre les tables et les fours pour parvenir à la pièce maîtresse du lieu. Ce frigo est réellement énorme. Enfin, on est sensé être vraiment nombreux, donc il doit toujours y avoir de quoi subvenir aux besoins alimentaires de chacun. Je me souviens que ce midi, j'avais encore mieux manger qu'avec papa et maman, et ça remonte à longtemps. Je n'arrive pas à me souvenir de leurs visages à des moments, c'est assez... rageant. Ils sont mes parents pourtant!

Me concentrant uniquement sur le frigidaire en face de moi, je commence à l'ouvrir. Je remarque tout de suite un pot de crème fraîche. Miam! La dernière fois que je m'étais fait un plaisir telle remonte à... Non, c'est vrai, durant ces trois dernières années, aucuns plaisirs n'étaient permis. Voler de quoi manger suffisamment pour la journée était déjà trop compliqué comme ça. Dire qu'ici j'aurai le droit à trois repas complets par jour! Avant, je ne mangeai que le matin, juste de quoi tenir pour la journée. Plus je faisais de réserve, plus ça allait.

Mon petit pot de crème fraîche à la main, je ferme le frigo. Celui-ci sera ma réserve du jour. C'est alors que de nouveau, j'entends ce petit bruit. Derechef, je me retourne et ouvre le placard le plus proche. Une petite souris s'y trouve. J'ai d'abords envie de crier, mais je préfère affronter cette petite bête de me faire attraper. Surtout que j'ai déjà vu bien pire. Toute ces nuits passer aux côtés des rats... J'en tremble encore. A lieu de ça, je pose le petit pot blanc devant la souris et attends sa réaction.

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Pluie

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Crotte de crotte de crotte ! L'humain, au lieu de simplement passer dans le couloir et de continuer sa route dans le couloir, s'était carrément incrusté dans la cuisine ! N'ais-je pas été assez discrète ? Les oreilles bien droites, j'essaye de deviner ce qu'il fait. Mais ce ne sont pas mes oreilles qui m’apportent l'information la plus intéressante, plutôt mon museau.

Car ce que je sens là, il n'y a pas de doute, c'est de la crème fraiche. Complétement absorbée par la délicieuse senteur, je me surprends à laisser échapper un petit couinement envieux. Grave erreur. Une seconde après, la porte de ma cachette se retrouve grande ouverte et me voilà nez à museau avec un immonde bipède. Au début, l'autre semble avoir peur et j'espére qu'il va juste partir en courant, mais non, il reste, et me fixe. Je crois bien que j'en fais une crise cardiaque. Non en fait j'en suis sure, j'ai fait une crise cardiaque. Et une deuxième me saisi quand l'immense patte de l'humain pose le pot de crème fraiche à mon niveau ! Avec un couinement effrayé je recule, me cogne dans un pot de confiture, que je renverse et qui, en roulant, me pousse... Vers l'humain !

Prise de panique je donne des coups de griffes et de dents dans le vide tout en criant comme une damnée pour attirer du renfort à l'aide. Puis, toujours aveuglée par le peur, je bondis vers la cachette la plus proche... Et me retrouve enfoncée dans une matière un peu molle, un peu blanche, un peu gluante, un peu liquide, un peu... Un peu délicieuse.

La pas douée que je suis s'est tout simplement jetée dans le pot de crème fraiche, pot duquel, malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à ressortir puisque mes pattes ne trouvent pas d'appuis solide. Ajoutons à cela la panique qui me fait faire des mouvements pas très coordonnés... L'humain doit bien rigoler de me voir galérer comme ça ! L'idée que ma détresse puisse lui procurer de la satisfaction me met si en colère que je décide bêtement de ne plus du tout bouger pour lui enlever ce plaisir. Alors, immobile, je le fixe d'un air méchant, dents découvertes, en me laissant enfoncer lentement dans la crème fraiche.

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Ari-An

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La petite souris, recula, fit bien des galipettes pour enfin atterrir dans mon petit pot de crème. Au départ, je croyais qu'elle faisait ça pour me faire rire, et je gloussai donc. Mais quand je la vis se débattre dans mon délice cacher, je commence à faire des yeux ronds. Si elle se noie la dedans... La crème ne serait plus vraiment comestible. Enfin, j'ai déjà manger dans les poubelles, mais autant redevenir saine désormais. Qui voudrait d'une fille qui se sent à l'aise à manger du poisson pourri? Surement pas d'honnêtes gens.

Je plonge deux doigts dans la crème. On dirait presque de la neige. C'est doux, onctueux. Décidément, j'ai bien fait de le chiper en cachette. J'allais la goûter quand je me souvins de la petite souris se noyant. Remettant mon doigt dans la délicate crème, j'en tire la souris et l'essuie avec ma manche. Ce n'est pas encore la pleine lune, après tout. Je ne devrais pas la laisser mourir.

Je prends un peu de crème sur mon doigt et le tend à la petite créature fatiguée. En tout cas, je sais que je n'aimerai pas me noyer dans mon pêcher! Le délice est quelque chose d'interdit, non? Enfin, là, je doute qu'elle soit tomber dans le pot pour le faire exprès. Ou alors, c'est une petite gourmande, comme moi? Je trouverai ça drôle quand même. Ma première amie serait une souris gourmande! Enfin, si on trouve un moyen de communiquer...

Je mets un deuxième doigt dans le pot et retire assez de crème pour m'en mettre plein la bouche. Sur mon premier doigt, je remets un peu de crème pour la souris. Pendant un petit moment, je reste là, à attendre qu'elle mange sa part. Je souris, amuser par la situation. Ce manoir est vraiment un endroit étrange! Qu'est-ce que ça sera quand j'irai voir les autres salles? Tout à coup, un bruit survint dans le couloir. Je commence à paniquer. Quelqu'un surveille?

Je m'immobilise pour évité d'attirer l'attention. Je me tourne vers la petite souris et lui murmure:

-Hé, ici, on va se faire attraper. Et je n'ose pas imaginer ton triste sort si on te trouve...

Je secoue la tête.

-Néanmoins, je veux bien continuer à partager ma crème avec toi. Alors, ça te dérange pas de venir dans ma chambre avec moi?

J'attends un signe d'approbation ou de refus de la part de la petite créature.

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Pluie

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Ah non mais ça, ça me scie. Non seulement l'humain au lieu de me laisser me noyer, me sort de piège immaculé, mais en plus de ça il se met à faire comme si de rien n'était. Puis le voilà qui, l'air de rien, tente de communiquer avec moi. Communiquer.
Ah non mais vraiment on se demande sur quel spécimen je suis tombée ! Il me prend pour une attardée ou quoi ? C'est évident que c'est un piège ! Les humains n'aiment pas les souris. Ils crient quand ils en voient une et essayent de les écraser avec leurs pieds. D'ailleurs je n'ai pas rêvé, il y a quelques instants de ça, celui-ci m'a frotté contre ses vêtements, surement pour tenter de m'arracher la peau !
Et puis là, il essaye de me donner à manger, surement qu'il a frotté son doigt avec du poison. C'est typiquement un truc d'humain ça, nous empoisonner. Je m'abstiens donc évidemment de toucher à l’appât, me contentant de fixer l'humain avec attention, prête à esquiver une éventuelle tentative de capture ou pire.

Un bruit nous déconcentre et je crois remarquer que l'humain ne se sent tout à coup plus très à l'aise. Moi, je rayonne : C'est surement la cavalerie qui arrive pour me sauver des griffes du monstre ! Je bombe le torse, essayant de prendre une position qui donnera l'impression qu'à moi seule j'arrive à tenir l'humain en respect. Ça va jaser dans les greniers, oh ça oui !
Bien que le bipède semble étrangement pressé de s'enfuir, il persiste à me fixer, tenant une dernière fois de m'amadouer avec ses paroles sucrées. Mais il n'est pas question que je me fasse avoir. J'aime la crème fraîche, mais je préfère quand même ma vie, et de loin .

En montrant les dents, je pousse un grand cri très aigu et aussi agressif que possible. Ce à quoi une voix grave répond, depuis le couloir "Y'a quelqu'un ?". Ça me fige net, et je lance un regard horrifié à l'humain. Depuis le début il n'était pas seul, son complice était là, juste derrière la porte !! Ils sont décidément encore plus retors que ce que j'avais imaginé...
Terrifiée à l'idée des autres pièges et mauvaises surprises qu'on me réserve encore, je préfère ne pas prendre de risque et filer dare-dare. Ni une ni deux, je donne un petit coup de croc à l'humain, bondit dans le vide, patine un peu sur le carrelage avant d'arriver à filer droit sous le frigo pour ramper vers une "sortie de secours", un petit trou qui se trouve juste derrière.

La mission de ce soit est un pur échec. Je n'ai pas pu manger de crème fraiche, je me suis faite repérer ainsi que l'un de nos passage, et en plus de ça mon pelage est trempé, ce qui signifie que je vais probablement tomber malade. Je sens que le séjour des humains va être un long, très long calvaire...

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